Activités 2017

Voir le programme complet

octobre 2016: l’efficacité de l’acte

L’efficacité de l’acte conscient

C’est à la suite d’une manifestation militante contre le projet d’une centrale nucléaire au Pèlerin près de Nantes en 1976 que nous avons réalisé l’incohérence politique d’être « contre » tout en rentrant chez soi en allumant la lumière de l’atome.

D’où, aujourd’hui, 35 après et 16 ans d’autonomie totale et définitive à l’égard du nucléaire, notre interrogation sur l’efficacité de la rue et plus généralement de la contestation politique.

Que sont devenues les « revendications » d’il y a 30 ans contre les premières centrales ? de quelques unes nous en sommes à une soixantaine, nous sommes passés de quelques « pour cents » à 80% d’énergie nucléaire ! Nous suivons les très pertinentes analyses des rares et précieux philosophes ou économistes qui élèvent les débats au-dessus de la moyenne.

Ces analyses d’aujourd’hui, nous aurions pu les écrire. Nous avons préféré les vivre
;… depuis longtemps.

Un seul témoignage, le vôtre, le nôtre, vaut mieux que les discours sur la Paix à l’ONU ou ceux des « grands »au chevet de la Planète. Des dizaines de milliers de visiteurs qui « touchent « le possible déjà là et qui, un peu, moyennement, beaucoup, jours après jours, sans mots mais assidûment, changent ce petit rien qui fait tout et comprennent qu’un petit « fait-tout » vaut mieux que plein de grands « sait-tout » !

Le mental se satisfait des écrits ou des mots qui s’achèvent en lettres mortes. En revanche, la thérapie de l’acte développe la conscience, soigne son auteur, ce et ceux qui l’entourent. L’implication personnelle me fait perdre la prétention de changer l’autre, surtout quand il s’agit d’un gouvernement.

Car l’itinéraire de l’évolution des sociétés se rapproche plus des marches gravies par nos consciences personnelles que celles des émeutes et des révolutions.

Au-delà des slogans et des leaders suivis de leurs mouvements de foules réactives, émergent des individus conscients et actifs qui ourdissent des foyers de consciences organisées. De proche en proche, sans tambours ni trompettes et sans adversité, des feux s’allument, perdurent dans le temps, et transforment en profondeur les nouvelles façons de vivre ensemble. Ces consciences sont le sel de la terre.

Les changements authentiques sont issus de ces consciences inaperçues.

Patrick B